Résumé

Isidore Alauzet Commentaire du Code de commerce et de la législation commerciale… (1879)

Il faut donc dire, qu'en ce qui concerne les gens de l'équipage, le voyage s'étend depuis l'armement et l'ouverture du dernier rôle d'équipage jusqu'au désarmement; tant que le navire n'est pas désarmé, c'est le même voyage qui continue ; après le désarmement, c'est un nouveau voyage qui commence, la loi nouvelle fait cesser tout embarras et le privilége des gens de l'équipage s'évanouit. Nous n'avons pas besoin de dire qu'un navire peut être désarmé hors du port d'armement, comme dans le port d'armement (1) .
Source : Gallica

Isidore Alauzet Commentaire du Code de commerce et de la législation commerciale… (1879)

« On dira peut-être qu'il serait juste, écrivait Valin, à l'égard des matelots qui refusent de travailler au sauvement, de les priver du paiement de leurs loyers échus sur les débris du navire et sur le fret; mais il faudrait une loi qui le décidât expressément, car, enfin, leurs loyers leur sont dus sur ces objets, qui y sont spécialement affectés, qu'ils aient concouru ou non à les sauver; dès qu'ils sont sauvés, ils le sont à leur profit, comme ils le sont au profit de tous autres qui y ont intérêt, présents ou absents ».
Source : Gallica

Isidore Alauzet Commentaire du Code de commerce et de la législation commerciale… (1879)

L'abandon autorisé par l'art. 216 ne met aucun obstacle, du reste, au délaissement à faire à l'assureur ; l'abandon n'est pas translatif de propriété, et le délaissement ne la transporte que grevée des charges légitimes qui pèsent sur elle ; c'est donc à l'assureur à payer les dettes ou à faire abandon, à son tour, du navire qui lui est délaissé, et il est tenu, comme le propriétaire, de tous les faits licites ou illicites du capitaine, sans distinguer s'il a assuré ou non la baraterie de patron : les créanciers agissent contre lui comme propriétaire et non comme assureur (1) .
Source : Gallica

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