Résumé

Émile Agnel Manuel général des assurances ou guide pratique des assureurs et assurés… (1900)

Les risques sont réputés indivisibles; il suffit qu'ils aient commencé à courir, n'eussent-ils duré qu'un instant, pour faire acquérir à l'assureur un droit irrévocable à la prime entière. En effet, les risques ne peuvent se mesurer et s'estimer par la comparaison du temps qu'ils ont duré avec le temps qui restait à courir; car le danger peut être plus imminent dans un seul moment que pendant un espace de temps infiniment plus long. Le sinistre peut se réaliser dans un instant: l'assureur qui a couru le risque un seul instant a couru le risque de perte, c'est-à-dire le risque entier
Source : Gallica

Émile Agnel Manuel général des assurances ou guide pratique des assureurs et assurés… (1900)

Lorsque le débiteur vient à décéder, sans avoir acquitté le montant de sa dette, nul doute que le créancier n'ait droit à l'intégralité du capital assuré. Mais la difficulté commence si, avant son décès, le débiteur a diminué par des versements partiels l'importance de la somme par lui due. Une distinction doit être faite, et c'est ici que nous allons voir apparaître les différences qui existent entre la transmission faite par un assuré à l'un de ses créanciers d'une police d'assurance sur la vie, et l'assurance contractée sur la tête du débiteur par le créancier et à ses frais.
Source : Gallica

Émile Agnel Manuel général des assurances ou guide pratique des assureurs et assurés… (1900)

Si l'assureur n'est pas obligé d'indemniser l'assuré à raison des pertes subies par l'interruption forcée de son commerce pendant le temps nécessaire pour effectuer les réparalions, cette règle, dit avec raison M. Alauzet, doit être sainement entendue. Si c'est par la faute de l'assureur que le chômage d'un établissement industriel s'est prolongé au delà du temps rigoureusement nécessaire, la perte provient alors du fait de l'assureur, dont aucune stipulation ne peut l'empêcher de répondre; ce n'est plus le contrat d'assurance qui est applicable, c'est le droit commun.
Source : Gallica

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