Résumé

République française. Révolution de 1848 (1848)

A partir de midi et demi, une fusillade extrêmement vive s'est engagée entre les gardes nationaux réunis aux citoyens, postés à l'angle nord-est de la place du Palais-Royal et la troupe de ligne établie à l'angle sud-est de la place. Au bout de quelques instants, les cris aux Tuileries ! se font entendre.
Le feu a redoublé de part et d'autre; enfin un vigoureux effort des citoyens a fini par leur permettre d'approcher du poste auquel le feu a été mis ; les cris aux Tuileries !
Source : Gallica

République française. Révolution de 1848 (1848)

Vive la réforme ! et qu'on plante sur la crète des barricades.
Les troupes de ligne, rangées le long du boulevart , l'arme au pied, regardent de loin , sans agir. La physionomie des soldats est morne. L'incertitude et l'anxiété se peignent sur leurs visages. On voit qu'ils n'ont point d'ordre précis. Aucune agression n'a eu lieu contre elles, et de leur côté elles paraissent peu disposées à entamer la lutte.
A 9 heures , l'ordre leur arrive de se retirer, et elles défilent sur le boulevart, aux cris de : Vive la ligne ! vive la réforme!..
A 7 heures, le rappel battait dans le quartier.
Source : Gallica

République française. Révolution de 1848 (1848)

Les cris : Vive. la réforme! vive la garde nationale! vive la ligne! éclatent dans les groupes.
On remarque les mêmes dispositions dans tout le quartier du faubourg Montmartre, vers la rue Rochechouart, et surtout au carrefour de la rue Cadet et de la rue Coquenard. Sur ce point on fond des balles au milieu de la rue.
Les barricades sont aussi en grand nombre dans la quartier Breda et le quartier Notre-Dame-de-Lorette ; le tocsin sonne à cette église.
On ne voit pas encore un très grand nombre d'armes entre les mains du peuple.
Source : Gallica

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