Résumé

Les barricades, scènes les plus saisissantes de la révolution de 1848… (1848)

Des masses de peuple les suivent en colonne, et chaque cri est accompagné d'une strophe de la Marseillaise ou du Chant du Départ.
Tous les gardes municipaux sont relevés de leurs postes. La ligne les occupe. Les citoyens entrent dans les corps-degardes et fraternisent.
A neuf heures, tout Paris est illuminé; de nombreuses barricades, appuyées par la garde nationale en armes, et présentant un aspect formidable, sont formées dans plusieurs quartiers. L'enthousiasme est à son comble.
Source : Gallica

Les barricades, scènes les plus saisissantes de la révolution de 1848… (1848)

Une pauvre femme a été écrasée sous un cheval qui s'est abattu. Les municipaux ne faisaient usage que de leurs armes blanches ; le peuple se défendait à coups de pierre. La troupe de ligne assistait, immobile et l'arme au bras, à ce triste spectacle.
Des groupes nombreux, de deux heures à quatre heures, circulaient dans presque tous les quartiers de la capitale ; les boutiques se fermaient sur le passage des attroupements. Des charges ont eu lieu sur la place de la Concorde et de la Madeleine. Une ambulance était organisée rue Saint-Honoré, n° 291, pour recevoir les blessés, déjà nombreux.
Source : Gallica

Les barricades, scènes les plus saisissantes de la révolution de 1848… (1848)

Toutes les rues longues et étroites qui aboutissent au boulevart sont pareillement barrées par des monceaux de pavés. La rue du Faubourg-Poissonnière est aussi coupée par deux barricades assez élevées, l'une presque à l'entrée, l'autre à la hauteur de la rue Richer. Dans celles-ci, sont fichés des pieux qui forment comme des chevaux de frise. Des obstacles semblables ont été élevés dans les rues Cléry et des Jeuneurs, à chaque bout de la rue Saint-Joseph et rue Bourbon-Villeneuve. Le quartier se trouve ainsi coupé par une cinquantaine de barricades, qui forment un système de défense.
Source : Gallica

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