Résumé

Jean-Baptiste Deniset Saint-Jacques et Panthéon. Un épisode du 24 février 1848 (1848)

Autant qu'aucun de vous, citoyens, je veux et j'aime la liberté ; mais je la comprends mieux ; j'en appelle à vous-mêmes ! Cest quand, au péril de ma vie, j'ai empêché au Panthéon le sang des habitants de mon quartier de couler ; c'est quand, par de nouveaux efforts et de nouveaux dangers, je suis parvenu à en faire armer une partie, et quand plus de trois mille de ces braves viennent sous mon commandement et à ma voix vous offrir l'appui de leur dévouement à la cause populaire
Source : Gallica

Jean-Baptiste Deniset Saint-Jacques et Panthéon. Un épisode du 24 février 1848 (1848)

Qu'on ferme les portes ; qu'on rende l'épée au colonel !— A cette noble indignation, je sens que j'aurais tort de vous accuser; le blâmé et la honte doivent retomber sur la tête du misérable, du lâche qui seul a pu souiller vos rangs ! —Commandez-nous! :— Non, citoyens! un chef sans armes est un corps sans âme. — Voilà votre épée ......!
Source : Gallica

Jean-Baptiste Deniset Saint-Jacques et Panthéon. Un épisode du 24 février 1848 (1848)

Cependant on se rapproche des soldats, on manifeste fortement l'intention de se jeter sur eux et de s'emparer de leurs armes ; mais le colonel, qui a confiance dans le patriotisme de ses anciens camarades, et qui sent tout ce que peut entraîner de massacres et de carnage un seul soldat abattu, aux premiers coups de fusils se porte comme l'éclair à la tête des citoyens, et, s'interposant entre eux et la ligne, c'est alors qu'il s'écrie, en repoussant le flot tumultueux qui le presse : Vous m'avez promis de mobéir
Source : Gallica

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