Résumé

Ernest Dubos Notice biographique sur Jean-Baptiste-Toussaint Ménard… (1852)

Un seul fait rapporté entre tous va nous le faire apprécier. Deux jeunes soldats parcouraient un soir, et cela peu de temps après la rentrée de M. Ménard à Beauvais, les rues de la ville avec un air aussi tapageur que fanfaron. Au bruit du cliquetis des armes qui labouraient les pavés, notre compatriote s'arrête, les soldats viennent à lui, l'insultent, le menacent. M. Ménard, toujours calme, leur saisit violemment les poignets et les force à rentrer dans le fourreau le sabre qu'ils ne devaient dégainer que contre les ennemis du pays.
Source : Gallica

Ernest Dubos Notice biographique sur Jean-Baptiste-Toussaint Ménard… (1852)

Telle a été la vie de notre compatriote Jean - Baptiste - Toussaint Ménard qui, sorti d'une famille obscure, sut se créer par son courage une belle position comme soldat, et, par la bonté de son naturel, une place honorable dans l'estime de toute une population. Ménard fut un de ces hommes qui font époque dans leur siècle-, et de la naissance desquels un pays s'honore.
Source : Gallica

Ernest Dubos Notice biographique sur Jean-Baptiste-Toussaint Ménard… (1852)

Le jour de l'exécution de la sentence est arrivé; le peloton chargé de faire feu est commandé, l'officier appelé à le diriger c'est Ménard. L'heure de la justice sonne; les soldats, serviteurs passifs de la discipline, sont à leur poste, le chef seul fait défaut. Comme en de si solennelles et de si lugubres circonstances l'humanité ne permet pas qu'on apporte de retard le commandant absent est remplacé par un collègue. Ménard est condamné à son tour à un mois de cachot. Notre compatriote, dont la conscience était tranquille et satisfaite subit patiemment sa peine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature