Résumé

M*** Une persécutée au XIXe siècle (1866)

Peut-être mon cœur cruellement blessé ne se rouvrira-t-il plus aux impressions d'un amour partagé. Peut-être imiterai-je mon oncle, fidèle à madame de la Sourdière, et resterai-je toute ma vie sous le poids d'un souvenir douloureux.
Les Fabrigue ne se marient point, disait le vieux garçon : je suis assez porté à suivre cette tradition, à laquelle plusieurs ont dû pourtant déroger, et nous en sommes les uns et les autres de vivants témoignages. Il est cependant vrai qu'il n'y a pas, dans tout le pays, une famille qui compte autant de célibataires.
Source : Gallica

M*** Une persécutée au XIXe siècle (1866)

Ce n'était peut-être pas au fond tout à fait un coquin ; ambitieux, intrigant, souple ou violent selon l'occasion, il passait, même parmi le clergé, pour un saint qui voulait faire son chemin : et comme il manquait souvent de ce vil métal indispensable à tous les hommes, dévots ou impies, il battait monnaie, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Qu'importaient après tout les moyens, c'était toujours de l'argent qui rentrait dans les coffres du bon Dieu. S'il épousa la querelle de Banoud et compagnie, ce fut
autant pour supprimer l'héritier et le remplacer, que par zèle de confraternité dévote.
Source : Gallica

M*** Une persécutée au XIXe siècle (1866)

On ne calomnie pas ainsi impunément un homme qui ne nous a rien fait, on ne le détruit pas pièce à pièce par des insinuations perfides, pour le seul plaisir de mal faire. Songez-y, je suis venu ici pour avoir une explication, et je n'en sortirai qu'autant que vous m'aurez pleinement satisfait.
— Est-ce que vous me menaceriez par hasard ? dit
Banoud d'une voix émue, et en jetant sur la porte un regard inquiet.
— Non, je ne menace pas ; mais il me faut la vérité, il me la faut pleine et entière, sans réticences et sans ambiguïtés. Pourquoi avez-vous traversé mon mariage?.
Source : Gallica

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