M***, Une persécutée au XIXe siècle (1866)
“ Peut-être mon cœur cruellement blessé ne se rouvrira-t-il plus aux impressions d'un amour partagé. Peut-être imiterai-je mon oncle, fidèle à madame de la Sourdière, et resterai-je toute ma vie sous le poids d'un souvenir douloureux. Les Fabrigue ne se marient point, disait le vieux garçon : je suis assez porté à suivre cette tradition, à laquelle plusieurs ont dû pourtant déroger, et nous en sommes les uns et les autres de vivants témoignages. Il est cependant vrai qu'il n'y a pas, dans tout le pays, une famille qui compte autant de célibataires. ”
