Jean Mauclère, Fortune de mer : roman inédit (1938)
“ Puis, de la passerelle une voix tomba, emplissant à elle seule le silence du navire attentif : — En route! Le Valeureux frémit comme un cheval de race. La poussée de la marée montante l'ayant fait chasser sur ses ancres, il décrivit un quart d'horizon, prit son cap, et s'élança enfin à moyenne allure vers la grande paix du large, troublée à peine par le bruit de vivante soie froissée que produisait l'étrave, en partageant la mer. Au tableau de service, cet après-midi-là, il n'y avait rien pour le lieutenant Le Kerzic. Dans son état d'esprit, c'était pour l'officier une heureuse aubaine. ”
