Jean Mauclère, La fille du Haff (1927)
“ Et Meïlyté sourit à son rêve : j'aime, pense-t-elle, le plus beau, le plus digne, celui qui est venu des pays lointains apportant avec lui sa civilisation raffinée... Ici la jeune fille s'arrête : plus il est grand, plus elle se sent petite et modeste ; vraiment, serait-il possible que l'officier l'aimât un jour ? Laissera-t-il prendre son âme sur la terre étrangère par une femme qui n'a à lui donner que sa tendresse ? Un frisson secoue la jeune fille, comme si la bise âpre de la réalité soufflait, pour l'effeuiller, sur la fragile fleur de son amour. ”
