Édouard de Générès

Élements biographiques

Édouard de Générès La passion de N.-S. Jésus-Christ… (1859)

Les soldats trouvent les disciples endormis et les entourent avec des cris de joie; dans leur impatiente fureur, ils oublient que Judas doit leur faire connaître l'homme qu'ils doivent arrêter au signal convenu.
Tout à coup le Messie paraît et leur dit: Qui cherchez vous ?
Jésus de Nazareth, s'écrient-ils tous à la fois.
A ce nom les disciples se réveillent, et Jésus répond de cette voix puissante qui n'appartient qu'à la divinité : Jésus de Nazareth, c'est moi.
A ces accents surhumains, les soldats sont renversés comme s'ils étaient atteints par la foudre.
Source : Gallica

Édouard de Générès La passion de N.-S. Jésus-Christ… (1852)

Partout on suit ses pas avec humilité, Et plus d'un le compare à la divinité !
Israël croit en lui, révère sa puissance, Le peuple, qu'il séduit, le protège et l'encense; Un jour naîtra, sans doute, et ce jour est voisin, Où Jésus portera le surnom de Divin !
-Fils de Jérusalem, il est temps, je le jure, De venger et le ciel, et notre propre injure !.
Il dit, et son regard où brille la fureur, Cherche et voudrait saisir un geste approbateur, Mais il perd cet espoir ; car la noble assemblée Ecoute ses discours et n'en est point troublée.
Source : Gallica

Édouard de Générès La passion de N.-S. Jésus-Christ… (1859)

Elle appelle à grands cris la victime expirante ; Le peuple malgré lui frissonne à ses accents, Un vague repentir trouble un moment ses sens.
Qui ne prendrait pitié de cette mère en larmes, Dont le cœur, pénétré des plus vives alarmes, S'élançait au-devant de ce fils glorieux , Né de son sein mortel fécondé par les deux.
Longtemps elle a douté. Non, non, se disait-elle, Ils n'oseraient frapper cette tête immortelle !
Dieu lui-même est en lui, mon divin fils est fort,
Ils n'oseront jamais le conduire à la mort.
Source : Gallica

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