Georges Eekhoud

Georges Eekhoud

Résumé

Portrait de Georges Eekhoud Georges Eekhoud Myrtes et Cyprès

Dont les cheveux feraient l’ornement d’une reine,
Le désespoir des dieux...
Cette enfant que la Grèce offrit à l’Italie,
Chaste avant de me voir, mais que son amour lie
À mon amour fiévreux...
Nous nous reposerons aux doux sons de sa lyre,
Et j’appuierai mon front, où brûle le délire,
Sur son sein découvert,
Tandis qu’elle prendra ma main rude et brunie
Va, joyeux gondolier, vers la rive bénie
Que ronge le flot vert...
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Portrait de Georges Eekhoud Georges Eekhoud Myrtes et Cyprès

Les vieux sapins n’ont plus d’oiseaux dans leurs ramures ;
Un silence effrayant règne en ces profondeurs,
Si ce n’est quand la bise, en effleurant le givre,
Provoque par moments de plaintives rumeurs
Que l’écho désolé ne peut faire revivre.
Lorsqu’on est seul alors devant cet horizon,
L’âme se décourage et gagne le frisson,
Quelque chose de sombre et de triste l’assiège.
La nature, muette en sa roide splendeur,
Éblouit vos regards sans toucher votre cœur,
Et votre œil cherche en vain une fleur sous la neige.
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Portrait de Georges Eekhoud Georges Eekhoud Myrtes et Cyprès

Qu’elle est grave cette heure où règne le silence,
Où sur l’arbre muet l’oiseau qui se balance
A cessé tout le bruit que faisaient à la fois
Son aile palpitante et les chants de sa voix !
Qu’elle est douce cette heure où la mère pieuse
Se penche sur le front de sa fille rieuse
Et veille avec amour ce doux ange endormi,
Dont elle est le soutien comme l’unique ami !
Qu’elle est sainte cette heure où le pécheur rebelle,
Se sentant ressaisi par l’angoisse cruelle
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