Jacques Robertfrance, Les poèmes dans la maison triste (1920)
“ Le baume à vos chagrins, Homme, éternel petit enfant Dont j'épousais, comme une mère, le destin... Mon sort fut beau D'être à tes cils tremblants le baiser de l'oubli, Et le tombeau De tes efforts, de tes rancœurs, de tes soucis !... Toi qui fus le corsaire Sur la tartane grêle où la barque légère, Détourne-toi, je n'ai plus rien, Rien que mes mains Pour te les tendre dans la ronde Sur le chemin... La ronde immonde... Dont la chanson C'est ma douleur, Et c'est mon cœur... et c'est mon cœur Que l'on piétine tout en rond Comme le pont En Avignon ! ”
