Alfred Guichon de Grandpont

Résumé

Alfred Guichon de Grandpont Essais poétiques (1829)

Si l'univers que je contemple N'était pour moi qu'un riche temple, Dont je fusse à la fois prêtre, victime, et. Dieu!
Mais, connais ton néant, abjure ta folie ; Homme,un peu plus que rien, tu n'as droit qu'à bien peu, Et l'amour d'un moment doit suffire à ta vie.
Un moment ! encor si ta vue Pouvait y saisir l'étendue Et l'ensemble des vérités !
Mais, dans les bornes de ta sphère, Toute science est un mystère ; Les demi-jours sont tes clartés.
Un peu d'amour.. et puis la tombe ; Un peu de beauté, fleur qui tombe Un peu de science.. et l'oubli !
Source : Gallica

Alfred Guichon de Grandpont Essais poétiques (1829)

Le malheur a manqué sa proie, Le vent n'a pas détruit la fleur !
Doucement la vierge se lève: Mais son âme qui, dans un rêve, Etait prête à monter aux cieux, Nous parait encore incertaine , Et ne s'arracher qu'avec peine Au sacrifice des Hauts lieux.
Rose du gai printemps, reconnais donc la terre !
Rentre donc à la vie , ô Vierge, avec amour !
Rends-nous ton amitié, le bonheur à ta mère; Tu nous promets plus d'un beau jour.
V.
Pensons-y maintenant; voilà nos destinées !
Comme tout le bonheur peut fuiren un moment!
Source : Gallica

Alfred Guichon de Grandpont Essais poétiques (1829)

Ah ! s'il faut que la mort vous cueille, Et que la brise, feuille à feuille, Dissipe parfums et fraîcheur ; Mieux vaudrait, ô mes jeunes roses !
Que le mal, avant d'être écloses, Eût séché tout espoir de fleur.
Car le frêle bouton qui retourne à la terre Lui laisse à peine quelque deuil; Ainsi, moins de regrets, si d'une tendre mère Cette Vierge vingt ans n'avait fait tout l'orgueil.
Mais chacun l'aime tant! jugez-en par nos larmes Et l'angoisse de nos douleurs , Par l'effort de nos pas, foulant dans les alarmes La vie exempte de ses charmes, Comme un vallon veuf de ses fleurs.
Source : Gallica

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