Théophile Gautier,
Revue des Deux Mondes
“ La peinture n’est donc pas, comme on pourrait le croire d’abord, un art d’imitation, bien que son domaine semble circonscrit à la représentation des choses extérieures : le peintre porte son tableau en lui-même, et, entre la nature et lui, la toile sert d’intermédiaire. Quand il veut faire un paysage, ce n’est pas l’envie de copier tel arbre, tel rocher ou tel horizon qui le pousse, mais bien un certain rêve de fraîcheur agreste, de repos champêtre, de mélancolie amoureuse, d’harmonie sereine, de beauté idéale, qu’il cherche à traduire dans la langue qui lui est propre. ”
