Apelles

Définition et enjeux

Céline Fallet,  L'école des beaux-arts (1864)

“ Cet illustre artiste étant absent quand Apelles se présenta dans son atelier, celui-ci se contenta d'esquisser sur une toile commencée quelques traits d'une telle délicatesse, que, sans autre indication, Protogène, qui ne s'attendait point à cette visite, s'écria qu'Apelles était venu le voir : tant il est vrai qu'une seule ligne suffit à déceler un grand maître. Protogène ajouta à l'esquisse d'Apelles quelques traits plus parfaits encore ; mais quand l'illustre visiteur revint, il se surpassa lui-même. ”
Source : Gallica

Catalogue raisonné des tableaux et des sculptures… (1914)

“ L'atelier d'Apelles. Dans une grande salle bâtie dans le style de la Renaissance, remplie de tableaux, de sculptures et d'œuvres d'art, Apelles est assis devant un chevalet, peignant le portrait de Campaspe de Larisse, la maîtresse d'Alexandre. La favorite est représentée assise, vêtue d'une robe bleue laissant un des seins à découvert, manteau jaune, turban sur la tête. Derrière le peintre, Alexandre le Grand debout et revêtu de son armure, le bâton de commandement à la main, donne des indications à l'artiste ”
Source : Gallica

Portrait de Pétrone Pétrone,  Satyricon

“ Je me prosternai devant des grisailles d’Apelles (espèce de peinture que les Grecs appellent monochrome) . Les contours des figures étaient dessinés avec tant d’art et de naturel, que l’on eût cru que le peintre avait trouvé le secret de les animer [1] . Ici, sur les ailes d’un aigle, on voyait un dieu s’élever au plus haut des airs. Là, l’innocent Hylas repoussait les caresses d’une lascive Naïade. Plus loin, Apollon déplorait le meurtre commis par sa main, et décorait sa lyre détendue d’une fleur d’hyacinthe nouvellement éclose. ”
Source : Wikisource

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