Georges Steff

Résumé

Georges Steff L'opale au charme mortel (1938)

Liamoura, la gorge ouverte, l'inondait de son sang... Tous les morts l'entouraient, le hantaient... L'Aga, figé comme une momie, le fixait de ses yeux morts... Puis c'étaient Karma, la tête écrasée, Beverley, Browning, lord Alfax, livides...
Enfin, Lydie venait s'étendre à côté de lui.
Il sentait le contact de sa main glacée. Elle seule lui apportait un peu d'espérance, de sa voix lointaine murmurant à son oreille :
— Tu ne mourras pas. Elle t'aime, tu ne peux pas mourir...
C'est si triste, quand on aime, de disparaître ! Il faut vivre, et tu vivras, Jean... Tu ne mourras pas !
Source : Gallica

Georges Steff L'opale au charme mortel (1938)

Il n'y avait plus de Liamoura, d'Aga Nazir, de savants anglais, de lords, de reporters.
Il y avait lui, Jean Lagarde, venant chercher, dans ce pays de rêve, un bijou fabuleux pour la méchante, l'orgueilleuse fille qu'il aimait : « Jean, si tu ne vas pas me cueillir ce fruit, tu n'es pas un homme. »
La voix enfantine de Camille résonnait à son oreille. Il irait le lui conquérir, ce fruit fantastique, il était un homme...
Un homme qui aime malgré toutes les cruautés, malgré toutes les souffrances de l'orgueil et du cœur blessés...
Source : Gallica

Georges Steff L'opale au charme mortel (1938)

Il quitta Asselin qui, le regardant, debout dans la barque qui traversait le Gange, se demanda s'il le reverrait jamais.
Jean, seul avec lui-même, avait la même sensation. Reverrait-il Asselin? L'opale ne finirait-elle pas par se venger? Le charme mortel existait, puisqu'il avait eu l'esprit troublé jusqu'à devenir dans une heure de folie, l'esclave de ce monstre qui le tuerait. Camille n'était-elle pas, elle-même, sa victime? Lord Alfax, Browning n'étaient plus maîtres d'eux-mêmes entraînés vers la pierre maudite.
Source : Gallica

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