Guillaume Apollinaire,
Le poète assassiné
“ TRISTOUSEVa-t'en. Va-t'en, loin de l'odeur antique de mes cheveux, ô toi qui m'appartiens.Et Croniamantal s'en alla sans détourner la tête; on l'aperçut encore longtemps entre les branches, puis, lorsqu'il eut disparu, on entendit longtemps encore sa voix qui allait s'affaiblissant.CRONIAMANTALVoyageur sans bâton, pèlerin sans bourdon et poète sans écritoire, je suis moins puissant que tout autre homme, je n'ai plus rien et je ne sais rien... ”
