Champfleury,
L'Hôtel des commissaires-priseurs
(1867)
“ J'admire le truqueur, parce qu'il ne travaille pas en vue de l'argent. Méditatif comme un philosophe, rêveur comme un poëte, il tient de l'inventeur dont il a la vie agitée. Le truqueur est un artiste raté ; ses facultés l'ont poussé vers trop d'arts à la fois, ses mains ont trop d'adresse. Il aime les belles reliures, les autographes, les armes, les tableaux, les faïences. C'est un curieux universel, même d'histoire naturelle ; mais les facultés singulières dont la nature l'a doué font qu'il est plus porté à imiter qu'à inventer, à contrefaire qu'à imiter. ”
