Jacques Madeleine,
Quelques poëtes français des XVIe et XVIIe siècles à Fontainebleau
“ Voulant écrire des Elégies et y employer le distique cher à Ovide, il s’avisa que l’alexandrin français avec ses douze sonorités seulement, suivi d’un vers de portée encore moindre, ne pouvait lutter contre la trentaine de syllabes qu’arrivent à fournir l’hexamètre et le pentamètre latins unis ensemble. Et il sentit que ce désavantage s’aggravait étant donné qu’il devait se servir d’une langue moins concise que celle de ses modèles. Il imagina donc de représenter l’hexamètre par deux vers de dix syllabes et le pentamètre par deux vers de huit syllabes, la rime s’établissant en croisement. ”
