Résumé

Antoine Cros Le problème : nouvelles hypothèses sur la destinée des êtres (1890)

Dans la mort, elle emportera les images des choses crées de cet univers, où une âme supérieure d'un degré dans la série infinie des existences l'a évoquée. Elle emportera aussi les influences venues des autres âmes ses congénères, évoquées comme elle dans le même univers. Elle possédera ainsi un nombre immense de formes et de rythmes qu'elle n'aurait pu créer seule, et y ajoutant ce qu'elle pourrra de variété et d'idéal, elle en enrichira sa création prise au point où elle l'avait laissée au moment de sa dernière incarnation.
Source : Gallica

Antoine Cros Le problème : nouvelles hypothèses sur la destinée des êtres (1890)

Il nous est facile de considérer en géométrie une seule dimension de l'étendue, la ligne, deux de ces dimensions, la surface, par un travail d'abstraction familier ; mais un point ! Ce n'est, que dans le langage que nous pouvons le faire figurer seul par pure abstraction verbale, et en donner la singulière définition qui a cours, par la triple négation des dimensions de l'espace. Dès que notre esprit veut considérer un point, il le place quelque part, il en fait une limite dans une longueur toujours concevable ; il est un lieu d'intersection de lignes. Lieu ne dit pas toujours espace.
Source : Gallica

Antoine Cros Le problème : nouvelles hypothèses sur la destinée des êtres (1890)

Certainement mourir avant d'avoir accompli l'évolution de la vie en sa plus longue durée, c'est un véritable malheur, et certains peuples anciens qui n'avaient aucune idée claire d'une pérennité quelconque de l'âme, avaient raison de vouloir mourir « pleins de jours ». Mais l'immortalité peut tout réparer. Pour ceux qui meurent jeunes ici, la compensation s'établira en d'autres existences. Et le véritable roi des univers distribués en séries rythmiques, c'est l'amour éternellement glorieux, éternellement triomphant.
Source : Gallica

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