Maurice Renard,
Fantômes et Fantoches
“ Sous la lune fauve, eh là ! qui se sauve ? C’est, dit l’amoureux, ma belle aux doux yeux ! Halte-là jeune homme ! Car ce n’est, en somme, qu’un renard sournois fuyant sous les bois. L’amant qui soupire en grattant sa lyre n’est le plus souvent qu’un blaireau rêvant de ton frais sourire, quelque noir vampire chassé par l’amour du dernier séjour... Au moment où ces paroles lui parvenaient, Murasaki jeta un cri perçant : tout près d’elle, entre deux buissons, et de l’autre côté de la légère clôture, la forme d’un homme se dessinait. ”
