Résumé

Émile Bayard L'Art de reconnaître les bijoux anciens… (1924)

Entre les différences de la coquetterie se lit la nuance de plaire proportionnée à l'âme que l'on possède. A côté du bijou ostentateur s'enregistre la simplicité du bon ton. Le bijou pittoresque garde sa vertu vis-à-vis du joyau rare. Toute parure comporte sa dose et trahit l'individu. La valeur morale de la coquetterie s'équilibre ainsi avec le prix de ses atours pour autant de joies mesurées, de la sobriété à l'excentricité. L'expression propre du geste ajoute à la qualité de l'art de paraître, et le bijou accentue ou dessert l'esprit du geste, suivant qui s'en orne.
Source : Gallica

Émile Bayard L'Art de reconnaître les bijoux anciens… (1924)

De même que le peintre doit « cacher sa palette », c'est-à-dire l'artifice matériel de sa touche, de sa couleur, l'ouvrier (inséparable de l'artiste, dans la bijouterie) manquerait au métier de son art s'il ne dissimulait point les traces de son outil, les soudures du métal, etc.
Au surplus, l'harmonie des couleurs, du diamant au rubis, de la topaze à l'émeraude, ne préoccupe pas moins l'artiste bijoutier que le contraste des feux d'une pierre avec le velouté d'une autre. La chair
mate d'une perle s'oppose à l'éclat d'un brillant, avec un tact charmant.
Source : Gallica

Émile Bayard L'Art de reconnaître les bijoux anciens… (1924)

Le bijou, chef-d'œuvre naturel de par la grâce de sa matière, ou chef-d'œuvre de l'art entre les mains de l'homme, à moins que sa rareté, sa préciosité ne constituent seules son intérêt, s'offre capricieusement à l'admiration ou à la cupidité. La coquetterie rudimentaire dut se parer d'une pépite d'or tandis que l'art affina le métal, enchâssa la pierre avec talent, disputant à la valeur intrinsèque sa qualité native sur laquelle il prétendit renchérir.
Source : Gallica

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