Iambe

Définition et enjeux

Eugène Thomas,  Montpellier. Tableau historique… (1857)

“ « Chaque mot composé de plus d'une syllabe, dit-il, porte, dans notre langue, comme dans toutes les autres néo-latines, un accent tonique (prosodique) qui se fait sentir sur la dernière ou l'avantdernière voyelle, et rarement sur l'antépénultième. »
Je prends quelques exemples au hasard : veni, infinitif du verbe venir, forme un iambe; vêni, 2e personne de l'impératif, est un spondée; aima, infinitif du verbe aimer, est un spondée; aima, à l'indicatif présent ou à l'impératif, est un trochée.
”
Source : Gallica

Bernard Jullien,  L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains… (1867)

“ Les syllabes accentuées sont dez, teau, vent, chè; les autres sont faibles et forment les thésis.
L'utilité de cette théorie sera, du reste, mieux comprise dans le chapitre suivant,quand nous analyserons les vers
1. Ces distinctions et dénominations sont usitées dans les traités de versification anglaise, qui reconnaissent trois pieds principaux, l'ïambe reward, le trochée fâvour, l'anapeste contradict. C'est avec ces pieds que les vers sont mesurés; mais comme chez nous, ainsi que nous le verrons plus tard, ce n'est pas d'eux que vient l'harmonie du vers.
”
Source : Gallica

Portrait de George Sand George Sand,  Revue des Deux Mondes

“ LE POËTE. La lyre n’était, chez les anciens, qu’un accessoire, un accompagnement de la déclamation, un moyen de soutenir la voix et de scander le vers sur une certaine mesure... Par exemple, tenez...
LE MAESTRO, riant. Ah ! bon ! vous allez jouer de la lyre à présent ?
LE POËTE. Pourquoi non ? Il ne s’agit que de connaître la gamme sur les cordes et de suivre le rhythme poétique. Écoutez !
MÉPHISTOPHÉLÈS, à part. Ô lyre, voici ta fin ! (Le poëte déclame des vers en touchant les cordes de la lyre, qui reste muette.) Peste soit de l’esprit rebelle qui n’a pas voulu parler !
”
Source : Wikisource

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