Poésie hébraïque

Définition et enjeux

Portrait de Albert Réville Albert Réville Etudes sur la poésie hébraïque - Le Psautier juif

L’ode, l’hymne, l’élégie, le chant guerrier ou religieux, sont les formes préférées de la poésie nationale. Le poète hébreu ne disparaît pas, comme le poète épique, derrière les événemens ou les héros qu’il chante, ni, comme le dramatiste, sous les passions et les conflits qu’il met en scène, c’est son moi qu’il épanche, ce sont ses propres sentimens, ses propres enthousiasmes, ses haines et ses amours personnelles, qui sont la matière de ses compositions.
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Joël de Lyris Traité de versification française… (1926)

Le soleil ne te brûlera pas pendant le jour Ni la lune pendant la nuit.
Ce caractère spécial de la poésie hébraïque renferme un grand enseignement au point de vue qui nous occupe. C'est, en effet, la démonstration directe que proprement, essentiellement,
la cadence fait le vers, en dehors même du rythme et de la rime.
Entre autres formes diverses qu'affecte cette cadence, elle résulte, dans la poésie hébraïque, de la répétition des idées. C'est-à-dire que, de même que la rime est une répétition de sons, de même le parallélisme hébraïque est une répétition d'idées.
Source : Gallica

Portrait de Albert Réville Albert Réville Etudes sur la poésie hébraïque - Le Psautier juif

C’est pourquoi la poésie d’Israël est éminemment subjective. Le poète hébreu chante comme il sent, aussi longtemps et dans la même mesure; ne lui demandez pas de parquer ses sentimens dans un cadre déterminé par les exigences de l’oreille ou de la logique. La mélodie s’arrête court sans qu’on sache le plus souvent pourquoi elle cesse ou pourquoi on ne l’a pas terminée plus tôt. Beaucoup de chants hébreux finissent comme bien des livres allemands de notre connaissance, par un détail, un pied en l’air.
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