Julien Weill

Élements biographiques

Julien Weill,  Le judaïsme (1931)

“ Le Créateur, le Tout-Puissant, est la force, la Cause suprême, d'où tout découle inflexiblement. Mais il a donné la vie aux choses. Et la vie évolue de l'inorganique jusqu'à l'homme.
Moralement, Dieu est le Juge. Mais le Dieu-Un n'est pas seulement le principe de justice, il est le principe d'amour, de grâce et d'indulgence. C'est la révélation morale faite à Israël. A lui d'unifier, de concilier par sa moralité — son obéissance à la Loi, et son retour au bien s'il s'en est écarté — les deux attributs divins : Israël est le peuple qui unifie le nom divin : hameyahadim schemo (Rituel hébreu) .
”
Source : Gallica

Julien Weill,  Le judaïsme (1931)

“ Il est le grand héraut d'un Dieu-Un. Certes le monothéisme, comme explication philosophique des choses, n'est point le monopole de Sem. Japhet, c'est-à-dire la Grèce, a eu en partage, plus qu'aucun peuple au monde, la raison raisonnante, la Sophia, la science des causes. Qu'il y ait un principe premier unique, ce n'est pas la Bible seule qui l'affirme, c'est l'Hellade, et c'est celle-ci qui en a même dressé la démonstration, en plein polythéisme, et sans d'ailleurs le ruiner ni l'exclure. Le monothéisme sur le sol hellénique a été invention d'une poignée d'intellectuels. ”
Source : Gallica

Julien Weill,  Le judaïsme (1931)

“ Le fils d'Adam en est capable, mais surtout celui qui sera doté de la Tora. Son effort, sa réussite, ses échecs, ses revanches, c'est tout le drame humain qui commence à l'Adam de la création pour finir à l'Adam messianique, celui qui aura vraiment fondé le règne de Dieu.
On l'a vu, dès le début de la Genèse, ce drame se noue. Une loi est prescrite à l'homme, qu'il ne peut observer que par obéissance pure, car elle semble un décret arbitraire du Créateur : ne pas manger du fruit de l'arbre de la science. S'il craint Dieu ou s'il l'aime, il y sera fidèle.
”
Source : Gallica

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