Résumé

Alexandre Vincent De la Notation musicale attribuée à Boëce et de quelques anciens chants qui se trouvent dans le manuscrit latin n° 989 de la Bibliothèque impériale… (1855)

Quoi qu'il en soit, si la musique des Grecs a le droit, comme personne ne le conteste, de revendiquer les monuments les plus anciens de la musique liturgique de l'Eglise latine 1, il n'est pas moins incontestable que c'est sur les rares monuments écrits en notation boëtienne, qu'elle peut, avec le plus de sûreté et de justice, faire valoir ce droit de paternité.
Le manuscrit de Fécamp, qui nous a conduit à ces réflexions, nous fournit en même temps une occasion de les appliquer : c'est dans la Séquence en l'honneur de saint Julien, dont nous avons parlé plus haut.
Source : Gallica

Alexandre Vincent De la Notation musicale attribuée à Boëce et de quelques anciens chants qui se trouvent dans le manuscrit latin n° 989 de la Bibliothèque impériale… (1855)

Quoi qu'il en soit, de ce qui vient d'être dit résulte la conséquence nécessaire qu'il n'existe aucune raison plausible de refuser à Boëce, sinon l'invention, au moins l'usage du système sémiologique qui porte son nom, tandis qu'au contraire il n'existe aucun document positif, du moins à notre connaissance, qui permette d'attribuer avec la même certitude à saint Grégoire-le-Grand le remplacement de cette notation boëtienne par celle qui n'emploie que les sept premières lettres de l'alphabet
Source : Gallica

Alexandre Vincent De la Notation musicale attribuée à Boëce et de quelques anciens chants qui se trouvent dans le manuscrit latin n° 989 de la Bibliothèque impériale… (1855)

Or, il n'est point douteux que Boëce n'ait eu pour but d'exposer en cet endroit un système latin qui pût être mis en parallèle avec le système grec, et même le remplacer, en fixant, à cette intention, la correspondance de l'un avec l'autre; il simplifia toutefois le système latin en ce sens, que le système grec se diversifie suivant la différence des tropes, tandis que le latin fait abstraction de cette diversité, peut-être parce que la considération exclusive des voix laissait la multiplicité des tropes entièrement en dehors de la question.
Source : Gallica

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