Résumé

Jules Dufour d'Astafort Mémoire sur les chants liturgiques restaurés par le R. P. Lambillotte… (1857)

M. Cloet affirme que ceci est grave. Personne ne dira le contraire. Les classiques païens nous ont tous bien gâtés.
Reprenons donc, dans l'ordre qu'il vient de nous tracer lui-même, les questions de quantité et d'accentuation, de rhythme, de mesure, et d'ornements : nous pourrons rattacher à ces divers chefs les solutions qu'on nous demande. Si la méthode qui divise exactement toutes les matières, paraît quelquefois négligée dans ce qui va suivre, nous prierons le lecteur de ne pas oublier que nous réfutons un opuscule où toutes les questions s'enchevêtrent les unes dans les autres.
Source : Gallica

Jules Dufour d'Astafort Mémoire sur les chants liturgiques restaurés par le R. P. Lambillotte… (1857)

Il n'y a pas encore dix ans, quelques hommes pleins de foi et de zèle, se mirent à rechercher les origines de nos mélodies sacrées, et s'efforcèrent d'en ressaisir la véritable exécution.
Il leur vint à l'esprit, disons le mot, ils rêvèrent que le premier caractère du Chant Grégorien, c'est le vague. Point de régularité dans son allure de proportion entre les valeurs de ses notes; rien ne doit entraver les élans de la prière; la mélodie est fille du Ciel. Les mots de temps et de mesure appartiennent à l'art profane.
Source : Gallica

Jules Dufour d'Astafort Mémoire sur les chants liturgiques restaurés par le R. P. Lambillotte… (1857)

L'amour-propre d'un chantre est chose proverbiale : jamais l'un d'eux ne souffrira que son voisin se permette un luxe d'ornements qui lui serait interdit. Si M. le Vicaire termine ses cadences par un trille, le maître d'école en voudra mettre deux., et les autres ne manqueront pas d'imiter leurs maîtres.
Quant aux crescendo et decrescendo, je ne les repousse pas en principe, mais je les crois pleins de péril, parce que ces nuances, mal appliquées, donnent bien vite au chant d'église une expression ridicule.
Source : Gallica

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