Résumé

Alexandre Vincent Lettre à M. Rossignol, professeur suppléant de littérature grecque au Collège de france… (1847)

Mais, en vérité, Monsieur, n'est-ce point se faire illusion que de donner le nom de mètre, mesure, à un semblable Protée, comme vous le qualifiez si bien dans l'impossibilité sans doute de trouver une expression plus significative pour représenter une chose dont la nature dépasse toutes les bornes du vague et de l'insaisissable?
Source : Gallica

Alexandre Vincent Lettre à M. Rossignol, professeur suppléant de littérature grecque au Collège de france… (1847)

Me permettrez-vous, Monsieur, d'émettre, avant de terminer, un vœu dont la réalisation, en vous faisant honneur, j'ose le dire, ne le ferait pas moins à la France : ce serait de vous voir réunir en un recueil toutes les fausses leçons dont une philologie mal entendue, guidée surtout par l'ignorance des règles de la vraie
poésie lyrique, a infecté les textes déjà suffisamment mutilés que nous avaient légués les anciens. Ne jugez-vous pas que ce serait faire un bel et digne emploi d'une érudition aussi étendue que la vôtre ?
Source : Gallica

Alexandre Vincent Lettre à M. Rossignol, professeur suppléant de littérature grecque au Collège de france… (1847)

Maintenant, je vous le demande , Monsieur, après une telle théorie établie par un tel maître, le vers dochmiaque peut-il être regardé comme quelque chose de sérieux ? Peut-on même encore admettre (pour tirer une conséquence plus générale) qu'une ode ou le chant d'un chœur soit véritablement composé d'une espèce quelconque de vers? et F. Quintilien n'avait-il pas bien raison de lancer, pour cet objet même, contre certains grammairiens de son temps, molestos quosdam grammaticos, comme il les appelle , l'anathème que j'ai rapporté dans ma dissertation sur le rhythme?
Source : Gallica

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