Résumé

Eugène-Jean Viot Traité élémentaire d'accentuation latine… (1857)

Si l'accent en français, malgré son uniformité, sa monotonie , produit un effet si admirable dans les vers qu'on vient de lire, et, s'il est impossible de le supprimer, sans en détruire toute l'harmonie, que devient l'harmonie de la langue latine, dont l'accent est si varié, avec la manière barbare dont nous la prononçons ordinairement en France, où les règles de la quantité , et surtout celles qui régissent l'accent, sont si souvent méconnues, du moins dans la pratique ?
Source : Gallica

Eugène-Jean Viot Traité élémentaire d'accentuation latine… (1857)

De même qu'il y a beaucoup de syllabes longues non accentuées, il y a aussi beaucoup de syllabes brèves qui portent l'accent. Les brèves accentuées n'en doivent pas moins demeurer brèves, et se prononcer rapidement.
On peut en effet élever la voix et appuyer fortement sur une syllabe sans la prolonger. Les longues non accentuées, et par conséquent d'un son faible, n'en doivent pas moins être prolongées. Ne peut-on pas en effet prolonger un son sans élever la voix, ni prononcer fortement ?
Source : Gallica

Eugène-Jean Viot Traité élémentaire d'accentuation latine… (1857)

Du reste, tout mot, variable ou invariable, servant à une interrogation ou à une exclamation directe, ne peut jamais être proclitique, mais il porte toujours un accent. Exemples : út sustínuit ? - qui fít ? — út demíssus érat !
N. B. Dans tout ce que nous venons de dire sur les proclitiques, nous avons toujours supposé qu'il n'y en
a qu'un seul, précédant immédiatement un mot accentué, sur lequel il puisse s'appuyer, et avec lequel il puisse se fondre dans la prononciation.
Source : Gallica

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