Alexandre Vincent

Résumé

Alexandre Vincent Seconde Lettre à M. Rossignol,… (1847)

Donc l'idée d'un rhythme déterminé, je dis, bien entendu, d'un rhythme musical, outre l'idée du rapport déterminé de l'arsis à la thésis, comprend encore essentiellement et en première ligne l'idée d'une suite d'intervalles de temps égaux entre eux. Ce n'est pas là une idée moderne comme on pourrait le prétendre ; c'est une idée naturelle, absolue, et en quelque sorte innée ; elle est de toute antiquité parce qu'elle est dans la nature.
Source : Gallica

Alexandre Vincent Seconde Lettre à M. Rossignol,… (1847)

Chercher à jeter quelque jour sur une question difficile, vous en convenez, celle de la connexion qui existait dans l'antiquité entre la poésie et la musique, ce n'est pas plus sacrifier la poésie à la musique, que sacrifier la musique à la poésie : c'est au contraire s'efforcer de rendre à toutes deux leur éclat, leur dignité primitive, c'est chercher à réunir deux sœurs jumelles que la barbarie des temps avait condamnées à une cruelle séparation.
Source : Gallica

Alexandre Vincent Seconde Lettre à M. Rossignol,… (1847)

Quand on dit que tout mètre est rhythme, il est clair qu'il ne s'agit plus du rhythme tel qu'il vient d'être considéré, c'est-à-dire du partage de la durée en intervalles égaux : car la métrique n'attribuant à la syllabe que deux sortes de durée, la brève d'un temps et la longue de deux, il est clair que quand on a dit : le mètre saphique, par exemple, se compose d'un trochée, d'un spondée, d'un dactyle, et de deux trochées, on ne pourra plus se servir de l'expression rhythme saphique que par extension
Source : Gallica

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