Édouard Dujardin,
Les Premiers Poètes du vers libre
“ Aujourd’hui que le vers libre a conquis sa grande place au soleil, les jeunes gens s’étonneront de ces timidités ! Le prestige de Hugo, disait tout à l’heure Vielé-Griffin ; et le prestige d’une tradition de plusieurs siècles ! et puis, Banville n’avait-il pas écrit que la beauté du vers consiste dans la difficulté vaincue ? À écrire des vers irréguliers on se faisait juger incapable d’en écrire des réguliers, car ce n’est que plus tard qu’on se rendit compte, tout au contraire, que s’il y a des recettes pour composer de « beaux vers » parnassiens, il n’y en a pas pour de beaux vers libres. ”
