Résumé

Shûdraka Le Chariot de terre cuite

Chârudatta. — Elle brille comme le croissant de la lune voilé par les brumes d’automne. »
Mais ce n’est pas convenable de regarder ainsi la femme d’autrui.
Maitreya. — Cessez de craindre d’avoir devant vos yeux l’épouse d’un autre ; cette femme est Vasantasenâ, qui s’est éprise de vous dans le jardin du temple de Kâmadeva.
Chârudatta. — Quoi ! Vasantasenâ ? (À part.)
« Mes richesses s’étant taries, l’amour que j’ai conçu pour elle ressemble à la colère du lâche et n’ose pas sortir de mon cœur (153) . »
Maitreya. — Mon ami, le beau-frère du roi m’a chargé de vous dire quelque chose.
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Shûdraka Le Chariot de terre cuite

Allons ! mes bœufs, allons !
Vasantasenâ. — Dieux (33) ! ce n’est pas le son de la voix de Vardhamânaka. Que veut dire cela ? Est-ce que le seigneur Chârudatta, pour ménager sa litière, aurait envoyé un autre conducteur et une autre litière ? Mon œil droit éprouve un clignotement, mon cœur bat avec violence, l’horizon me paraît vide et tout me semble vaciller autour de moi.
Samsthânaka, entendant le bruit des roues. — Maître, maître, voici la litière.
Le vita. — Comment le savez-vous ?
Samsthânaka. — Tu ne l’aperçois pas ? On l’entend grogner comme un vieux cochon.
Le vita, regardant.
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Shûdraka Le Chariot de terre cuite

Maitreya. — Je vous obéis, seigneur. (Il s’assied.) Voici un manteau parfumé de fleurs de jasmin que votre cher ami Chûrnavriddha vous envoie ; il m’a chargé de vous le remettre après que vous auriez rendu vos devoirs aux dieux. (Il le lui offre ; Chârudatta le prend et reste pensif.) Eh bien ! à quoi pensez-vous ?
Chârudatta. — Ah ! mon ami,
« Le bonheur qui survient après l’infortune est comme un flambeau qui s’allume au sein d’une nuit profonde. Si l’homme, au contraire, tombe de la félicité dans la misère, il cesse d’exister, bien qu’il ait toujours un corps et qu’il paraisse vivre. »
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