Résumé

Le Mahabharata : onze épisodes tirés de ce poème épique (1862)

Ce héros aux grands bras, après avoir provoqué Ardjouna et l'avoir jeté dans un doute, a été terrassé par le fils de Kountî.
Celui qui, dans le monde, n'a pas d'égal en force et en courage, le voici couché sans vie, Bhîchma qui faisait de choses terribles dans la bataille. Regarde le fils de Çantanou, ô Krichna, qui dort, brillant comme le soleil ; pareil au soleil tombé du ciel à la fin d'un âge, par la force du temps. Après avoir
consumé les ennemis dans le combat par le feu de ses armes, le héros, soleil des hommes, s'en va disparaissant, comme le soleil à son coucher, ô Krichna!
Source : Gallica

Le Mahabharata : onze épisodes tirés de ce poème épique (1862)

Gândhârî dit : Ce n'est pas à cause de sa mort que tu loues mon fils ; dis-moi donc aussi tout ce que tu as fait de plus. Quand Nakoula eut son cheval tué par Vrichasêna, ô Bhârata, tu as bu dans le combat, le sang qui coulait du corps de Douhçâsana. Tu as fait une action horrible et cruelle, blâmée-par les sages et pratiquée par les gens vils : aussi est-elle indigne (de toi) , Vrikôdara*.
Bhîmasêna dit : Le sang d'un autre ne doit pas être bu, pas plus que le sien: tel je suis moi-même, tel est mon frère, il n'y a nulle différence.
Source : Gallica

Le Mahabharata : onze épisodes tirés de ce poème épique (1862)

Le corps est un char, l'âme le cocher, dit-on ; les sens sont les chevaux, dit-on ; l'intelligence des œuvres est la bride; celui qui suit l'élan de ces chevaux rapides roule (incessamment) dans le cercle de ce monde, comme une roue ; celui qui les contient, contenu lui-même par l'intelligence, n'y revient pas, quoiqu'il roule aussi dans le cercle de ce monde comme une roue. Il en est qui, tout en tournant avec le monde,
tournent sans être troublés, car la douleur, ô roi, est produite pour ceux qui tournent dans le monde
Source : Gallica

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