Valmiki

Définition et enjeux

Edmond Estève,  Leconte de Lisle : l’homme et l’œuvre

“ Valmiki, le poète immortel, lui, est très vieux. Il a cent ans. Sa vie est pleine, son œuvre est faite. Il monte au sommet de l’Himavat, il s’arrête sous le vaste Figuier verdoyant l’hiver comme l’été. Immobile, il laisse une dernière fois ses yeux se fixer sur le monde, il se plonge dans la gloire de Brahma. Et tandis qu’il est perdu dans cette extase surhumaine, par centaines, par milliers, par millions, de blanches fourmis grimpent à l’assaut de son corps. ”
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Portrait de Jean-Jacques Ampère Jean-Jacques Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Par la même raison, il ne faut pas demander à Valmiki d’être un Homère. Il y a bien entre eux quelques rapports ; la poésie de tous deux est une poésie non écrite, chantée par des rapsodes. C’est probablement cette analogie qui avait fait croire aux Grecs que les Indiens chantaient les poèmes d’Homère traduits dans leur langue. Il y a même dans le Ramayana quelques traits d’imagination qui rappellent l’Iliade. Les coursiers pleurent le héros ; les dieux d’Homère font trois pas, et ils atteignent aux extrémités de l’univers ; de même le dieu Vichnou fait trois pas et franchit les trois mondes. ”
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Joseph Vianey,  Les Sources de Leconte de Lisle…

“ C’est pendant qu’il s’anéantit ainsi dans ce qu’il a conçu que les fourmis l’envahissent. Bientôt sur le mont Himavat il ne reste plus qu’un roide squelette, qui fut Valmiki, l’immortel poète.
On voit comment le poème de la Mort de Valmiki a été composé, par quelle combinaison ingénieuse du Moïse de Vigny et d’un épisode du Maha-Bharata. Et on en voit aussi le sens. Par son dénouement, il est un saisissant exemple du degré où peut aller chez un anachorète indien le détachement des choses d’ici-bas.
”
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