E. Caro, La Poésie philosophique dans les nouvelles écoles…
“ Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères En face du néant. ................ Quand un souffle d’amour traverse vos poitrines, Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus, Aux pieds de la beauté lorsque des mains divines Vous jettent éperdus, Quand, pressant sur ce cœur qui va bientôt s’éteindre Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas, Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre L’infini dans vos bras, Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure, Déchaînés dans vos flancs comme d’ardens essaims, Ces transports, c’est déjà l’humanité future Qui s’agite en vos seins. ”
