Benoist

Définition et enjeux

Jules Girardin,  Les Théories du docteur Würtz (1882)

“ « Monsieur Benoist, reprit-il en se levant, et en croisant ses bras sur sa poitrine, écoutez-moi et pesez mes paroles ; elles sont le fruit d'une longue étude et d'une longue méditation. Dans toute l'Europe, je ne connais pas une seule famille qui se puisse comparer à la vôtre pour la bonté du cœur et la noblesse des sentiments.
— Parce que c'est la seule que vous ayez vue de très près. »
Monsieur Benoist disait cela en toute modestie, ne se doutant pas qu'il renchérissait sur l'éloge du docteur.
”
Source : Gallica

É. Souvestre,  Revue des Deux Mondes

“ Un air plus pur pénétrait par une fenêtre à demi murée. Je me sentis ranimer.
Dans ce même moment, je reconnus Benoist, et je courus à lui.
— Est-ce pour moi que vous venez ? nous demanda-t-il.
Je lui répondis affirmativement ; il s’informa de sa femme ; je lui racontai ce qui s’était passé. En apprenant qu’elle avait failli être arrêtée, il poussa un cri.
— Fais-la partir, me dit-il ; au nom du ciel, qu’elle quitte Nantes. On pourrait la découvrir, et tu ne sais point ce que sont les cachots de Carrier...
”
Source : Wikisource

Jules Girardin,  Les Théories du docteur Würtz (1882)

“ Pierre Benoist devint pourpre en recevant le compliment du docteur à brûle pourpoint, et perdit tout à fait contenance en entendant sa question.
« Modeste et charitable, il craint de me faire de la peine, » se dit le docteur en prenant note de ces deux circonstances sur un calepin imaginaire.
Pierre Benoist, revenu de sa première surprise, répondit : « Mon père dit qu'il ne faut pas juger les gens sur l'apparence. Vous paraissez fatigué, malheureux, vous êtes peut-être dans l'embarras. »
A mesure qu'il parlait, le docteur inscrivait sur son calepin imaginaire : « Sincère, compatissant ! »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature