Laurent Tailhade,
Au pays du Mufle
“ Les poètes d’une génération sont les plus malvenus à juger ceux de la génération qui les suit. À tout ce qui nous paraît démodé dans ceux qui nous ont précédés, nous pouvons deviner l’impression qu’ont de nous ceux qui nous suivent. C’est que la langue poétique n’est pas une terre égale dont chacun défriche, à son tour, un carré : c’est un fleuve dont le cours nous emporte et qui, d’un point à un autre, ne reflète ni les mêmes rives, ni le même ciel. ”
