M. Hudry-Menos

Élements biographiques

M. Hudry-Menos,  II. — La Croisade albigeoise et la dispersion

“ Par le consolamentum, le sectaire entrait dans un état d’âme extra-humain, il devenait un parfait, un pur, mot qui a désigné la secte en général. Tourmenté dès lors par le désir d’atteindre son idéal de perfection, la domination absolue de l’esprit sur la chair, il se livre à un ascétisme dont la rigueur a étonné le moyen âge lui-même. L’idée de mortifier le corps pour sanctifier l’âme n’est pas sortie de l’Évangile. Rien n’est plus contraire à la doctrine du maître, qui a voulu « la miséricorde et non le sacrifice, » que le jeu cruel d’un homme qui se torture lui-même. ”
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M. Hudry-Menos,  L’Israël des Alpes ou les Vaudois du Piémont…

“ On brûle en Italie à Milan, à Padoue, à Orvietto et à Rome, jusque sous les yeux du pape, où les sectaires osent se montrer aussi bien qu’ailleurs ; on brûle en France à Orléans, à Arras et dans tout le midi ; on brûle en Allemagne à Cologne, à Vienne, le long du Rhin et du Danube. On met à mort les hérétiques un peu partout sous les noms divers d’ariens, de manichéens, de cathares, de bougres ou de vaudes, dont les affuble l’ignorance ou la haine pour les rendre odieux ; mais ils semblent renaître de leurs cendres et se multiplier sous la main qui les tue. ”
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M. Hudry-Menos,  II. — La Croisade albigeoise et la dispersion

“ Ce qui constitue le mauvais prêtre, c’est l’esprit de domination temporelle, l’orgueil de la vie, la participation aux richesses, à la gloire mondaine, et en cela les vaudois aboutissaient au même résultat que les albigeois, tout en partant d’un point de vue différent : pour les deux sectes, une église qui est une puissance temporelle, qui persécute et tue, n’est pas l’église de Dieu. Aujourd’hui on dirait qu’elle est en contradiction avec les idées d’humanité et de civilisation, qui tendent à laisser chacun libre dans sa conscience et sa religion ”
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