Madame C. Barbier, L'héritage de Thérèse (1891)
“ Je suis donc pauvre, Pierre, bien pauvre. L'ouvrier s'inclina : le malheur non mérité a droit à tant de respect! — Si pauvre, monsieur Pierre, que je m'en vais ramasser mon pain dans les champs en glanant derrière les moissonneurs, mon bois dans les broussailles et les buissons, et que je ne mange de viande que le dimanche. Pierre essuya furtivement du revers de sa main une larme qui, en dépit de tous ses efforts, perlait dans son grand œil noir, et murmura d'une voix émue : — Tout le monde sait vos malheurs, mère Jappon, et tout le monde vous plaint et vous révère. ”
