Denis-Claude Barbier

Résumé

Denis-Claude Barbier Pierre au sermon (par D.-C. Barbier… (1818)

Tu protèges le pauvre, mets en sûreté le faible, et assures à chacun la jouissance des droits qu'il tient de la nature.
LE MISSIONNAIRE. Ah! soyez ignorans, mes frères; de par Dieu, soyez ignorans; car le Seigneur nous a dit : Heureux sont les pauvres d'esprit.
ARISTE. A d'autres, monsieur, à d'autres; les hommes ne veulent plus croire que l'ignorance prévale sur la sagesse et le savoir; que l'aveuglement l'emporte sur la prudence.
LE MISSIONNAIRE. Gardez-vous bien, je vous en conjure, de vous laisser séduire par les vanités de ce monde.
Source : Gallica

Denis-Claude Barbier Pierre au sermon (par D.-C. Barbier… (1818)

Est-il un plus doux spectacle que celui d'un bon prêtre qui, se faisant le père de ses fidèles, les éclaire, les console dans leur moindre affliction, encourage leurs travaux, les réchauffé dans son sein, leur apprend à pratiquer entr'eux la justice, à respecter la morale, leur enseigne leurs devoirs envers la mère-patrie, envers le monarque.
Source : Gallica

Denis-Claude Barbier Pierre au sermon (par D.-C. Barbier… (1818)

Les figures étaient longues et contrites, les yeux étaient à terre, la marche était silencieuse : tout, autour de moi, respirait l'humilité chrétienne. J'allais peut-être me laisser gagner par l'a contagion; j'avais déjà passablement l'air d'un revenant de carême, lorsque j'aperçus à mes côtés un bonhomme avec lequel je passai furtivement l'ennui de cette promenade.
ARISTE. Si j'en dois croire mes yeux, nous marchons coude à coude, le bonhomme Pierre et moi.
PIERRE. Tudieu! monsieur, on a raison de dire que le loup revient toujours au piège.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature