A. Geffroy, La Nemesis divina, manuscrit inédit de Linée
“ Je me représente l’homme comme un flambeau. — Dieu lui-même allume chaque âme de son propre feu. Chacune brille sur le théâtre du monde telle que Dieu l’a douée. Il y a des hommes que Dieu a créés grands et resplendissant flambeaux ; d’autres ne sont que lampes chétives. Tant qu’ils durent les uns et les autres, ils brillent, et puis, quand ils sont achevés, Dieu en met d’autres à leurs places, afin que la lumière ne soit pas interrompue. Aussi peu le flambeau peut dire que le château qu’il éclaire est fait pour lui, aussi peu l’homme doit-il croire que le monde ait été créé pour lui. ”
