Adolphe Perraud,
Les blessures de la France : discours prononcé à Saint-Augustin le 25 février 1872 en faveur de la…
(1872)
“ J'ai vu mourir les uns, j'ai vu piller les autres ; à tous, j'ai pu porter des paroles de consolation et les espérances, immortelles de notre sainte foi ! Laissez-moi donc vous parler avec quelques détails de nos populations rurales. Sans doute, rien n'est affreux comme l'aspect d'un champ de bataille, après que la lutte a cessé ; quand on s'en va, dans la nuit, une lanterne à la main, relever les blessés, absoudre les mourants, enterrer les morts ! Mais enfin, ces hommes couverts de blessures, ce sont des soldats! Terribles sont pour eux les conséquences de la guerre ! ”
