Auguste Barbier,
Iambes et Poèmes
(1898)
“ Où, mourant d'une faim qui n'est point assouvie. L'homme a jauni sa face et décharné sa vie, Où, vidant là son coeur, liberté, ciel, amour, L'infâme a tout joué, tout perdu sans retour; Un ignoble clapier de débauche et de crime, Que la mort, à mon gré, trop lentement décime ; Un cloaque bourbeux, un sol gras et glissant, Où, lorsque le pied coule, on tombe dans le sang ; Les débris d'un banquet où, la face rougie, Roule la brute humaine ; — une effroyable orgie ! Là, sans frein, sans remords et prête à tout métier, La femelle s'étale à qui veut la payer ”
