Denis-Claude Barbier

Résumé

Denis-Claude Barbier A la mémoire de Rigomer Bazin… (1818)

Ariste sur l'histoire de sa vie, nous irons avec quelques amis fidèles, prononcer sur sa tombe son éloge funèbre.
Que n'aurons-nous pas à dire en l'honneur de l'homme qui se rendit aussi recommandable, dans sa vie privée, par la droiture de son cœur, la douceur et l'égalité de son humeur, qu'il se distingua, dans sa vie publique, par sa fierté d'âme, la hauteur de ses principes et son grand courage ?
Source : Gallica

Denis-Claude Barbier A la mémoire de Rigomer Bazin… (1818)

Puisse l'imperturbable dévouement avec lequel je veillerai sur votre repos, puisse la droiture de mes intentions racheter la médiocrité du talent et vous' rendre mes leçons agréables!
PIERRE. Nous vous aurons pour maître : cette nouvelle adoucira l'amertume de nos regrets.
L'AMI. J'en accepte l'augure.
PIERRE. Mais, monsieur, il me vient une pensée.
L'AMI. Dites-la-moi.
PIERRE. Vous allez continuer la tâche de monsieur Ariste : ses persécuteurs ne manqueront pas de se liguer contre vous. Si vous aviez ses malheurs?
Source : Gallica

Denis-Claude Barbier A la mémoire de Rigomer Bazin… (1818)

Malencontreux chevaliers, je deploie votre défaite : vous allez être libres en dépit de vousmêmes.
PIERRE. A propos de lumières, M. Roquentîn m'a dit cent fois qu'elles rendent les hommes fainéans, traîtres, fripons, indociles.
- L'AMI. Je veux bien croire qu'elles les rendent indociles au joug des Roquentins, mais jamais à celui des lois. Pour ce qui est du reste, il vous a menti.
PIERRE. Ne vous emportez pas, monsieur; JE me garde bien de m'en tenir au dire de M Rocuontin. Je sais trop combien mes affaires se sont améliorées depuis que M. Ariste a pris le soin de m'instruira.
Source : Gallica

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