Résumé

Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Excuse à Ariste (éd. Marty-Laveaux…

Jugez vous-même, Ariste, à cette douce amorce,
Si mon génie étoit pour épargner sa force : 90
Cependant mon amour, le père de mes vers,
Le fils du plus bel œil qui fût en l’univers,
À qui désobéir c’étoit pour moi des crimes,
Jamais en sa faveur n’en put tirer deux rimes :
Tant mon esprit alors, contre moi révolté, 95
En haine des chansons sembloit m’avoir quitté ;
Tant ma veine se trouve aux airs mal assortie,
Tant avec la musique elle a d’antipathie [17] ,
Tant alors de bon cœur elle renonce au jour.
Et l’amitié voudroit ce que n’a pu l’amour !
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Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Excuse à Ariste (éd. Marty-Laveaux…

N’y pensez plus, Ariste ; une telle injustice
Exposeroit ma muse à son plus grand supplice.
Laissez-la, toujours libre, agir suivant son choix,
Céder à son caprice, et s’en faire des lois.
↑ Voyez sur Ariste, tome III, p. 29-31. ↑ S’explique, dans les Œuvres diverses publiées par Granet. Cette leçon fautive a été reproduite dans toutes les éditions postérieures. ↑ M. Corneille avoit été prié de composer des paroles pour être mises en musique ; mais il ne voulut pas se donner cette peine. (Note de Granet.) ↑ C’est-à-dire bizarre. Bigearre est l’orthographe de l’édition originale.
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