Criton, Revue de métaphysique et de morale
“ ARISTE. — Je n’ai conscience que de ma pensée, qui est mienne comme mon corps est mien. EUDOXE. — Avez-vous donc une pensée qui soit vraiment vôtre, c’est-à-dire qui n’appartienne qu’à vous ? ARISTE. — Comment le nier ? EUDOXE. — Si vous avez une pensée différente de la mienne, nous risquons fort de ne jamais ni l’un ni l’autre penser véritablement. ARISTE. — Comment cela ? EUDOXE. — Voulez-vous que nous disions encore une fois ce que c’est que la pensée ? ARISTE. — Je le veux bien. EUDOXE. — La pensée n’est-ce pas ce qui connaît le vrai ? ”
