Émile Coquatrix

Ariste (1873)

Résumé

Émile Coquatrix,  Ariste (1873)

“ Voilà, le mois dernier, ce que m'a dit Ariste.
On ne doit pas manquer de parole aux amis, Puisque tu l'as voulu, puisque je l'ai promis, Je dois donc, demandant à Dieu qu'il me conseille, Te reparler encor de notre Grand Corneille ; Mais, faut-il l'avouer, Ariste, je crains bien De faire en notre ville un peu de bruit pour rien.
Car je ne suis, hélas ! pas sûr le moins du monde Que l'inspiration me vienne et me seconde ; Qui veut monter trop haut souvent retombe à plat.
”
Source : Gallica

Émile Coquatrix,  Ariste (1873)

“ Qui ne croit plus à l'art, n'a plus croyance à rien, Oh ! lorsqu'on a perdu le goût de l'ambroisie Qu'à ses adorateurs verse la Poésie, Du salon de la Muse on descend au sous-sol Où la Bacchante tient son débit d'alcool Et, nouvelle Circé, change, en quelques minutes, Les plus intelligents en vils pourceaux, en brutes, Voulons-nous de vaincus redevenir vainqueurs? ”
Source : Gallica

Émile Coquatrix,  Ariste (1873)

“ Mais avant tout, sachons, affolés que nous sommes, De notre grand passé respecter les grands hommes Et tâchons sur la route, en devenant meilleurs, De faire quelques pas qui rappellent les leurs !
Lorsque vous profanez de l'Art les belles choses, Des plus mauvais effets ne cherchez plus les causes, Tout s'enchaîne, se suit, par un fatal lien.
”
Source : Gallica

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