Alexandre Guiraud,
Le Petit Savoyard
“ Sa mère, qu’un long mal près du foyer retient, Se relève à moitié, tend les bras et s’écrie : « N’est-ce pas mon fils qui revient ? »Illustration pour "Le Petit Savoyard", 1897 Son fils est dans ses bras, qui pleure et qui l’appelle ; « Je suis infirme, hélas ! Dieu m’afflige, dit-elle ; Et depuis quelques jours je te l’ai fait savoir ; Car je ne voulais pas mourir sans te revoir. » Mais lui : « De votre enfant vous étiez éloignée : Le voilà qui revient : ayez des jours contents : Vivez ! je suis grandi : vous serez bien soignée : Nous sommes riches pour longtemps. » ”
