Henri Delpech, La bataille de Muret et la tactique de la cavalerie au XIIIe siècle… (1878)
“ Les Croisés auraient eu donc fort peu de chances de voir leurs adversaires tomber dans leur piège, et si ces derniers étaient au contraire sortis en bon ordre, Montfort aurait eu à risquer la bataille dans les plus détestables conditions, dans les conditions du plan de Raymond VI. Obligé de combattre avec un grand fleuve à dos, contre un ennemi supérieur en nombre, et qui, sur ce vaste terrain, l'aurait enveloppé de toutes parts, il n'aurait eu ni point d'appui ni ligne de retraite. Sa défaite eût été un désastre. On ne risque pas d'aussi graves résultats sur d'aussi naïves espérances. ”
