Résumé

Henri Delpech Un dernier mot sur la bataille de Muret (1878)

Notre contradicteur nous oppose la bataille de Bouvines. Nous venons justement d'examiner de près et le terrain de Bouvines, et toute la contrée qui fut témoin de cette très-intelligente campagne. Nous oserons en dire notre humble avis. On jugera alors si la tactique du temps de Philippe-Auguste n'a eu qu'une bataille de Muret. Et si ce second exemple ne suffit pas, on essayera de passer à d'autres.
Notre unique regret est de nous sentir seuls, avec notre profonde insuffisance, pour résoudre un des problèmes les plus dignes des lumières des militaires de profession.
Source : Gallica

Henri Delpech Un dernier mot sur la bataille de Muret (1878)

En effet, le champ de bataille étant localisé par M. X. entre Perramon et la Louge, les 300 Croisés auraient été assaillis à l'issue du marais, sans avoir le temps de se mettre en bataille. Si nous attribuons quelque valeur tactique à la manœuvre de Montfort, c'est que nous plaçons le lieu du combat sur le terrain l'Aragon, que, depuis le marais jusqu'à ce point, le chef des Croisés eut l'espace nécessaire pour reformer ses lignes et charger, et qu'il n'eut d'ailleurs affaire qu'à mille Aragonais, le reste ayant été détruit avec l'avant-garde.
Source : Gallica

Henri Delpech Un dernier mot sur la bataille de Muret (1878)

Ils n'ont pas restauré le terrain d'un seul champ de bataille; et les hommes du métier peuvent dire s'il est possible de juger une bataille sans en connaître le terrain. Aussi ne demandons-nous, pour le moment, qu'une seule chose: que chacun réserve son opinion jusqu'à ce que l'expérience ait été faite.
Nous concédons que le XIIIe siècle tout entier ne peut pas être jugé sur la seule bataille de Muret.
Source : Gallica

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